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La fuite des pétroliers américano-sionistes du nord d'Irak

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La fuite des pétroliers américano-sionistes du nord d'Irak. (Illustration)

Les frappes de missiles et de drones sont imminentes ? Apparemment après le Schlumberger c'est au tour d'autres compagnies pétrolières sionistes de fuir.

Les médias ont rapporté que suite à l'ordre du ministère irakien du pétrole, trois grandes compagnies pétrolières américaines avaient quitté la région du Kurdistan irakien et que cette mesure avait mis les relations entre Bagdad et Erbil en veilleuse.

Le ministère irakien du pétrole a récemment fixé un délai de trois mois dans un message adressé à la compagnie pétrolière nationale du pays et a averti tous les entrepreneurs opérant en Irak de conclure leurs contrats avec le Kurdistan irakien avant la fin de la période annoncée.

Selon les médias irakiens, le ministère du pétrole a prévenu qu'il mettrait sur liste noire les entreprises coupables qui n'obéiraient pas à cet ordre.

Des sources irakiennes, dont le journal Al-Sabah, ont récemment rapporté qu'à la suite de la publication de cet ordre ministériel, les trois principales compagnies pétrolières américaines, Baker Hughes, Schlumberger et Halliburton, ont cessé leurs activités dans la région du Kurdistan irakien et se sont retirées.

Les trois sociétés mentionnées ont annoncé la suspension de leurs activités et ce alors qu'à la mi-février, la Cour fédérale irakienne a souligné que "l'exportation de pétrole du Kurdistan irakien est illégale en raison d'un manque de coordination et de l'absence d'autorisation du gouvernement central irakien".

La Cour fédérale irakienne, la plus haute juridiction du pays, avait déclaré que la loi de 2007 du Parlement du Kurdistan concernant l'organisation du secteur pétrolier et gazier était contraire à la Constitution irakienne. Cette cour a contraint le gouvernement d'Erbil à remettre l'ensemble de sa production pétrolière au gouvernement fédéral, ou en d'autres termes, au ministère fédéral du pétrole.

Cependant, le système judiciaire du Kurdistan irakien n'a pas accepté la décision de la Cour suprême fédérale début juin, à la suite de quoi le Conseil judiciaire de la région du Kurdistan a annoncé dans une déclaration : "La cour fédérale n'a pas le pouvoir de publier un décret annulant la loi sur le pétrole et le gaz de la région du Kurdistan, publiée en 2007. Par conséquent, la loi sur le pétrole et le gaz du gouvernement régional du Kurdistan restera en vigueur."

En 2012 et 2014, Bagdad a également reproché à la Turquie voisine de raffiner le pétrole exporté depuis la région du Kurdistan.

Par ailleurs, la chaîne Rudaw a rapporté, jeudi 30 juin, que le Premier ministre du Kurdistan irakien et l'ambassadeur britannique en Irak ont abordé les divergences entre Bagdad et Erbil.

Selon le rapport, le Premier ministre du gouvernement régional du Kurdistan, Masrour Barzani, a souligné lors de sa rencontre avec l'ambassadeur britannique en Irak, Mark Bryson Richardson, que le gouvernement fédéral doit "traiter avec le gouvernement fédéral en tant qu'entité fédérale".

Lors d'une rencontre qui s'est déroulée ce jeudi 30 juin, en présence du consul général britannique dans la région du Kurdistan, David Hunt, les deux parties ont discuté des derniers développements en Irak, ainsi que des moyens de renforcer les relations entre la région du Kurdistan et la Grande-Bretagne.

Selon un communiqué du gouvernement régional du Kurdistan, les deux parties ont souligné "l'importance de résoudre les questions en suspens entre la région du Kurdistan et le gouvernement fédéral, notamment en ce qui concerne le dossier du pétrole et du gaz et en vertu de la Constitution".

Masrour Barzani a réaffirmé que "la Région du Kurdistan a rempli ses obligations en vertu de la Constitution", ajoutant que "le gouvernement fédéral doit respecter les droits constitutionnels de la Région du Kurdistan et traiter avec la Région du Kurdistan comme une entité fédérale".

Il a également affirmé la volonté constante de la Région du Kurdistan de "dialoguer et de parvenir à un accord qui garantisse les droits et prérogatives constitutionnels de la Région du Kurdistan, et qui soit dans l'intérêt de tous les citoyens irakiens."

L'Irak est le deuxième exportateur de pétrole de l'OPEP et vend environ 3,5 millions de barils de pétrole par jour. Ce montant fournit près de 90 % du budget du gouvernement irakien.

En revanche, la région du Kurdistan d'Irak vend 400 000 barils de pétrole par jour et s'est engagée à donner 250 000 barils de pétrole par jour au gouvernement central de Bagdad en échange des salaires des fonctionnaires kurdes et des forces peshmergas.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV